Comme vous pouvez le voir dans mes publications antérieures, j’adore le théâtre et les arts. Récemment, je me suis dit : Pourquoi ne pas comparer l’art oriental à celle de l’occident. Voila l’information trouvés dans diverses monographies. C’est vraiment très intéressant.

Les portraits japonais, que ce soit d’hommes ou de femmes, ont tous une signification différente aux yeux des spectateurs qui les regardent. Pour ce qui est de Utamaro, ses portraits se démarquent tous par une touche personnelle et originale. Le portrait Femme se poudrant le cou, peint en 1794 et 1795, montre bien son talent. Cette estampe japonaise, qui mesure 38.2 cm par 28.4 cm, fait partie du courant néo-classique, et son auteur a inspiré beaucoup d’autres artistes de cette période. En effet, son auteur innove par le cadrage et le graphisme dont il fait preuve. Les barèmes des portraits japonais sont plutôt stricts, car selon ces-dits barèmes, ils doivent montrer l’uniformité des gens et leur visage ne doit pas exprimer leurs émotions. Pour ce qui est d’Utamaro, il passe par-dessus ces contraintes et vise la ressemblance de ses modèles malgré les conventions. De plus, cette toile fait partie d’une série qui scandalise l’orient, puisque cette femme est peinte dans son intimité. Les couleurs qu’il utilise mettent bien en valeur la clarté de la peau. Le noir de la chevelure représente un défi pour le graveur, car il doit rendre justice à cette couleur qui rend uniques les Japonais. Les détails dont cette estampe est remplie renvoient directement au fait que les femmes japonaises ne laissent rien pour acquis. Malgré sa simplicité, cette toile met en valeur la beauté de son modèle et le talent de son artiste.

La plupart des portraits occidentaux de femmes ont une signification historique importante. Jean-Auguste-Dominique_Ingres se démarque par ses peintures de portraits, puisqu’à l’époque il était courant de voir des artistes se concentrer sur la peinture d’histoire. Cet artiste marque en quelque sorte l’évolution du genre. Il est un grand amateur de la beauté. Le portrait Mademoiselle Caroline Rivière, qu’il a peint en 1805, démontre bien son talent pour cette forme d’art. Ce tableau est une huile sur toile mesurant 100 cm par 70 cm et faisant partie du mouvement néoclassique. Lors de l’exposition de ce tableau, Ingres fut jugé de gothique, tout simplement à cause de sa précision linéaire. Ce peintre a été l’élève des maîtres Jacques-Louis David et Joseph Roques, mais sa plus grande influence est Raphaël. Dans ce tableau, on  découvre, par les tons clairs de sa palette, une certaine fragilité et une douceur au niveau du visage de la femme. Si l’on s’attarde aux bras de cette femme, on constate qu’ils sont disproportionnés par rapport au reste de son corps. La robe blanche de cette jeune femme renvoie à sa virginité. On remarque que le cou de Caroline Rivière est très long, et que la clarté du tableau est mise en évidence par le noir de ses cheveux et le jaune de ses gants. Enfin, c’est le seul portrait qu’a produit cet artiste sur un fond d’un paysage.

Dans l’art du portrait, les Orientaux se différencient énormément des Occidentaux. Leur côté intérieur ne ressort guère tandis que les Occidentaux misent sur celui-ci pour faire comprendre au spectateur le sens profond de leur tableau. L’encre de Chine a été introduite en l’an 2 du règne de l’empereur Yômei, en même temps que l’arrivé des portraits. Nous pouvons voir que cette méthode a traversé le temps puisque Utamaro l’a utilisé dans sa toile Femme se poudrant le cou peint vers 1795-1796 dans l’ère Edo.  Pour ce qui est de l’artiste Jean-Auguste-Dominique Ingres, auteur de la toile Mademoiselle Caroline Rivière peinte en 1805, il a été influencé par son maître Jacques-Louis David. Ce portrait, qui fût l’un des premiers pour ce peintre, n’en est pas un dans l’histoire de l’art. Ce sont plutôt les Égyptiens qui, vers 2700-2300 av. J.-C., peignirent les premiers portraits. Nous pourrons constater, dans ces paragraphes, une comparaison des couleurs utilisées ainsi que des conventions bien distinctes de l’Orient et de l’Occident.